Randonnée vers la bergerie de Schoenfels 2019

Photos: Jos Junck, Mike Anen – 19 mai 2019

À l'initiative de "Koplescht - fréier an hott" et de SICONA, environ 35 habitants des communes de Kopstal et de Mersch – intéressés par l’histoire et la nature – se sont rencontrés un dimanche en mai pour une promenade de trois heures vers l'ancienne bergerie de Schoenfels.

En cours de route, Claudine Junck (SICONA) et Jean Weiss (Koplescht - fréier an hott) ont attiré l'attention sur de nombreuses espèces végétales et ont souligné les conséquences du changement climatique, déjà perceptible aujourd’hui, sur nos forêts. Ces transformations soulèvent notamment des questions sur une foresterie appropriée.

La forêt de hêtres typique, qui abrite une grande biodiversité, n’a peut-être rien de particulier aux yeux des habitants du Luxembourg, mais elle constitue un patrimoine naturel irremplaçable de l'Europe centrale, d'une importance équivalente à celle des forêts tropicales en Amérique du Sud.

À l'exemple d’une Néottie nid d'oiseau, les participants ont appris l'interaction complexe entre les êtres vivants les plus divers dans le système arbre-champignon-orchidée.

Jos Junck (Koplescht - fréier an hott) a détaillé les caractéristiques géologiques de la vallée de la Mamer en pointant sur des formations rocheuses et des glissements de terrain. En plus, il a su relater quelques anecdotes historiques qui se sont déroulées à proximité de la bergerie.

La promenade conduisit les randonneurs sur un chemin creux où, le 16 avril 1832, des contre-révolutionnaires luxembourgeois ont tendu une embuscade au gouverneur belge, Jean-Baptiste Thorn – alors propriétaire du château à Schoenfels et de la bergerie – pour l’emmener comme prisonnier à la forteresse de Luxembourg. Il s’agit d’un des nombreux épisodes dans la tourmente à la suite de la révolution belge de 1830.

Sur le plateau de Schoenfels, les participants se sont vu offrir un verre avant de redescendre dans la vallée.


© Koplescht - fréier an hott, 2019